Zoé DESBOUIS
5/5
Mon expérience avec l'alimentation pauvre en glucides a été bluffante, et en certains aspects très bénéfique, je souhaite donc la partager en détails ici.
À savoir qu'Hugo est mon frère, et que je suis diététicienne-nutritionniste depuis 8 ans ; Hugo et moi parlons beaucoup d'alimentation depuis une dizaine d'année, nous partageons nos lectures, ressentis, expérimentations, c'est vraiment un sujet qui nous rassemble.
Après avoir parlé ensemble pendant des heures à plusieurs reprises du sujet de l'alimentation lowcarb, nous étions en désaccord, d'une part parce que pendant mes études j'ai appris que les glucides sont le carburant n°1 de l'être humain, et qu'il est donc idéal (si ce n'est nécessaire) d'en consommer à tous les repas, et d'autre part parce que j'étais persuadée que diminuer fortement les glucides serait frustrant et qu'il serait difficile de se rassasier.
J’ai fini par décidé d'essayer cette alimentation pour m'en faire ma propre idée. Hugo m’a donc expliqué en détails le principe du lowcarb, afin que je comprenne comment je devais m'alimenter pour vivre l'expérience pleinement, et j'ai décidé de m'y tenir pendant 2 voire 3 semaines puis de lui faire un retour d’expérience chaque semaine. Initialement, j'avais décidé de cette durée car j'étais sûre que ce serait difficile et que je ne pourrais pas faire une expérience plus longue.
Au final, c'était début Mai, et nous sommes fin Août, donc je suis à 4 mois d’alimentation largement réduite en glucides car non seulement ce n'est aucunement difficile, mais en plus j'en ai tiré 2 bénéfices que je souhaite conserver.
Le premier bénéfice, c’est la diminution assez marquée de mon besoin de manger au sens large. Tout d’abord, après un repas je suis à satiété plus longtemps qu’avant. De plus lorsque j’ai faim, cette sensation est plus progressive et modérée, donc si je ne peux pas manger (par exemple au travail) je peux patienter sans que cela me gêne. Et enfin, j’ai moins souvent envie de manger en absence de faim. Ça n’arrivait pas souvent, quelques fois par semaine, mais ça n’arrive quasiment plus du tout. Toutes ses sensations différentes ont été vraiment bluffantes pour moi car j’ai quand même beaucoup travaillé, lu et été formée sur les sujets de la faim et des envies de manger, et je ne m’attendais pas du tout à voir un changement aussi net juste en diminuant ma consommation de glucides.
Le deuxième bénéfice est que je prends nettement plus de plaisir à cuisiner et à manger qu’auparavant. Puisque j’ai enlevé les féculents de mes repas alors qu’avant ils en étaient la base, j’ai dû me creuser la tête pour avoir des assiettes variées, complètes, et belles. J’ai pris énormément de plaisir à chercher des recettes, en inventer, tester des nouveaux modes de cuisson, des nouvelles associations d’aliments etc.
Je n’ai pas ressenti de manque / frustration contrairement à ce à quoi je m’attendais. Bien sûr je précise que j’ai continué de manger plusieurs fois par semaine les aliments que j’aime et qui contiennent des glucides (ex : pain au chocolat ; pain ; cookie…) mais à l’inverse certains aliments que je mangeais tous les jours ne me manquent pas du tout alors je n’en mange plus, je pense surtout aux pâtes et au riz.
Après 4 mois, j’ai l’impression d’avoir trouvé un équilibre entre quelques principes de cette alimentation que je garde pour leurs bénéfices, et la flexibilité nécessaire liée au mode de vie, aux repas sociaux, aux envies etc.
Au-delà de l’alimentation lowcarb en elle-même, difficile de décrire les qualités d’Hugo en paraissant objective… Mais je n’ai aucun doute sur le fait que toutes les personnes avec qui il travaille pourront témoigner de son implication, de sa passion à transmettre, de sa qualité d’écoute et de l’étendue de ses connaissances en matière de nutrition sportive et de nutrition santé.
Je suis ravie d’avoir eu l’ouverture d’esprit de sortir de mes habitudes alimentaires. Merci de m’avoir challengée et accompagnée !